Décryptage dans une enquête menée auprès de 1000 jeunes Français.es
L'enquête a été conduite en avril 2023 par Terpan Prévention et le Docteur Laure Geisler, médecin généraliste et journaliste santé. Il s'agit d'un sondage anonyme et gratuit via les réseaux sociaux : l'échantillon regroupe 966 répondants, âgé·es de 13 à 20 ans.
Première fois, premiers apprentissages, protection contre les IST, dépistages, mais aussi consentement, épanouissement... Qu'en est-il des pratiques des jeunes et quelles sont leurs connaissances ?
L'entrée dans la sexualité : décryptage
L'âge moyen du premier rapport sexuel est de 17,6 ans pour les filles et de 17 ans pour les garçons. Cet âge n'a pas beaucoup évolué depuis 40 ans.
En revanche, 1 jeune sur 3 interrogés déclare avoir eu son premier rapport sexuel avant 15 ans, dont presque 13 % avant 13 ans. Autre donnée : 29 % des interrogés gardent un souvenir amer de leur première expérience sexuelle, et 29 % d'entre eux déclarent avoir ressenti une pression sociale pour passer à l'acte.
La pornographie, une influence inquiétante
Dans l'étude menée par Terpan Prévention et le Dr Laure Geisler, 40 % des jeunes interrogés affirment que la pornographie a une influence sur leur rapport à la sexualité : 52 % des jeunes expliquent que les films pornographiques ont joué un rôle plus ou moins négatif dans leur apprentissage de la sexualité.
L'éducation sexuelle : un enjeu majeur de sensibilisation
81 % des jeunes ont déclaré avoir reçu des cours d'éducation sexuelle à l'école mais seulement 41 % se sentent mieux informés.
Pour 56 % des jeunes interrogés, internet et les réseaux sociaux restent les principales sources d'informations en matière de sexualité — un moyen pas toujours fiable ni sécurisé.
44 % des sondés disent ne jamais avoir discuté de sexualité avec leurs parents ou dans leur cercle familial. Cela semble encore être tabou.
Une prise de risques
79 % des jeunes interviewés ont utilisé un préservatif lors de leur premier rapport sexuel. Cependant, 34 % utilisent le préservatif occasionnellement ou rarement, et 19 % n'en utilisent jamais.
45 % des jeunes sondés jugent que le préservatif diminue le plaisir sexuel. Or, 59 % des répondants déclarent ne jamais s'être fait dépister contre les IST.
Le consentement mutuel
8 % des interrogés confient avoir subi des rapports sexuels non consentis et 3 % d'entre eux disent avoir eu un rapport sexuel avec une personne d'autorité alors qu'ils étaient mineurs.
31 % des répondants affirment avoir déjà pratiqué le sexe virtuel et 57 % d'entre eux confient avoir au moins une fois envoyé des photos personnelles à caractère sexuel.
Les résultats de cette enquête suggèrent que de nombreux jeunes sont encore trop peu informés, voire mal informés. Il est plus que nécessaire de réaffirmer et d'accentuer les politiques de santé en direction des jeunes en ce qui concerne l'éducation à la sexualité.


